jeudi 10 mai 2012

Soutien aux prisonniers palestiniens

 Depuis la grève de la faim de Khader Adnan commencée en décembre 2011 le 1er mars 13 prisonniers se joignaient à l’action et aujourd’hui (1er Mai 2012) 2000 prisonniers sont en grève de la faim et plusieurs d’entre eux sont dans un état critique.

Ils réclament :

La fin de l’isolement
L’autorisation des visites familiales aux prisonniers de Gaza
La fin des mesures répressives notamment les fouilles humiliantes et l’interdiction d’étudier
La fin de la détention administrative

Ces revendications minimales et immédiates sont des nécessitées urgentes à satisfaire mais aussi des revendications de combat. Les prisonniers ne réclament pas « un emprisonnement respectueux des conventions de Genève » lls refusent l’emprisonnement lui même qui est le fait de l’occupation israélienne.

Le prisonnier Ameer Makhoul l’affirme :

« La bataille pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux dans le monde qui s’opposent à l’occupation et au colonialisme, est contre l’occupation et l’État occupant, et pour la libération nationale, pour le rétablissement de la patrie et le retour de ses habitants aujourd’hui réfugiés et exilés." »

En solidarité signez cette pétition en ligne

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N24386

mercredi 9 mai 2012

Fukushima, ce n’est que le début et la mobilisation à Paris n’est pas là

26ième anniversaire de Tchernobyl et ce sarcophage de béton va être enseveli  par un deuxième qui doit durer 100 ans.
 
Le jeudi 26 avril, quarante personnes (contre-lordre-atomique@riseup.net) se retrouveront devant la caserne de pompiers de Reuilly-Diderot (Paris), afin de rendre hommage aux futurs liquidateurs, que sont les pompiers.

Toutes les rues du carrefour se couvriront d’affichettes et de textes explicatifs, tandis que de nombreux tracts seront distribués sous l’étroite ‘’protection’’ de civils et de Crs.

Une gerbe ‘’Aux futurs pompiers victimes de la folie nucléaire’’ sera déposée à l’entrée du bâtiment.

A quelques pas de là, EELV et le Réseau sortir du nucléaire avaient appelé à former une chaîne humaine depuis le siège de l’Autorité de Sûreté du Nucléaire jusqu’à Bastille. Faute de participants-tes (60 personnes), c’est un faible maillon qui rejoindra la caserne et son carrefour.

Le samedi 28 avril une poignée de militants-tes de Greenpeace déploieront une banderole sur le parvis de la Place des Droits de l’Homme au Trocadéro, alors qu’ils-lles tractent, une équipe d’ouvriers monte les échafaudages qui serviront à supporter la sonorisation pour le discours, le 1 Mai, du néo-maréchal Sarkozy.

La France, avec ses 58 tranches, met en danger les populations voisines qui ont abandonné ou abandonnent le nucléaire : Belge, Suisse, Allemande et Italienne. L’Etat nucléaire est bien un état terroriste.

Quant aux discours sur la sauvegarde des emplois, faut-il rappeler que Les travaux de démantèlement  du super générateur Phoenix, devraient durer jusqu'en 2027. Soit dix ans de construction, trente ans de déconstruction, pour une durée de production de onze ans au total, en comptant les périodes d'arrêt.

-Arrêt immediat du nucléaire civil et militaire !

-Ni EPR , ni ITER !

-Non aux travaux coûteux et inutiles du Val de Suza , à Notre Dame Des landes  en passant par Flamanville! 













dimanche 6 mai 2012

Alain Badiou sur l'origine du vote Front National

Nous publions ici un article d'Alain Badiou publié dans le journal Le Monde. Cet article est intéressant car il part du point de vue juste que Marx avait clairement expliqué : les classes dominantes imposent non seulement par la force le système économique et politique qui leur permet de garder intacte leur domination mais aussi par la diffusion de leurs idées et points de vue réactionnaires qui emprisonnent la classe ouvrière et les masses populaires dans ce même système. 

Badiou explique donc ici que les classes dirigeantes (de droite comme de gauche) sont clairement responsables de la montée du fascisme et non telle ou telle catégorie de la population, habitant telle ou telle région. La source du fascisme est donc à trouver au sein de la bourgeoisie elle-même et non au sein du peuple. C'est la bourgeoisie qui se nourrit des contradictions au sein du peuple pour essayer de le diviser au maximum et dresser une catégorie d'exploités contre une autre -"Diviser pour mieux régner".
Face à cela, notre tâche est de construire l'unité de notre camp, surtout que l'arrivée au pouvoir d'une "gauche" qui sera incapable de résoudre la crise risque d'ouvrir un boulevard aux partis et organisations fascistes, Front National en tête.

La question pour nous n'est donc pas de savoir qui est majoritaire ou minoritaire mais qui se base sur la légitimité de se révolter contre l'oppression et l'exploitation pour s'organiser.


La réponse se trouve à notre avis dans la construction du Front Révolutionnaire Anticapitaliste/Antifasciste et Populaire !

La Cause du Peuple

Le racisme des intellectuels
D'où vient le score de l'extrême droite sinon de trente ans de discours sécuritaires sans vergogne, à droite et à gauche ?

Par Alain Badiou
L'importance du vote pour Marine Le Pen accable et surprend. On cherche des explications. Le personnel politique y va de sa sociologie portative : la France des gens d'en bas, des provinciaux égarés, des ouvriers, des sous-éduqués, effrayée par la mondialisation, le recul du pouvoir d'achat, la déstructuration des territoires, la présence à leurs portes d'étranges étrangers, veut se replier sur le nationalisme et la xénophobie.
C'est déjà du reste cette France "retardataire" qu'on accusait d'avoir voté non au référendum sur le projet de Constitution européenne. On l'opposait aux classes moyennes urbaines éduquées et modernes, qui font tout le sel social de notre démocratie bien tempérée.
Disons que cette France d'en bas est quand même, en la circonstance, le baudet de la fable, le pelé et le galeux "populiste" d'où nous vient tout le mal lepéniste. Etrange, au demeurant, cette hargne politico-médiatique contre le "populisme". Le pouvoir démocratique, dont nous sommes si fiers, serait-il allergique à ce qu'on se soucie du peuple ? C'est l'avis dudit peuple, en tout cas, et de plus en plus. A la question "les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ?", la réponse entièrement négative "pas du tout" est passée de 15 % de l'ensemble en 1978 à 42 % en 2010 ! Quant au total des réponses positives ("beaucoup" ou "assez"), il est passé de 35 % à 17 % (on se reportera, pour cette indication statistique et d'autres d'un très grand intérêt, au numéro hors série de la revue La Pensée titré "Le peuple, la crise et la politique" et réalisé par Guy Michelat et Michel Simon). La relation entre le peuple et l'Etat n'est pas faite de confiance, c'est le moins qu'on puisse dire.
Faut-il conclure que notre Etat n'a pas le peuple qu'il mérite, et que le sombre vote lepéniste atteste cette insuffisance populaire ? Il faudrait alors, pour renforcer la démocratie, changer le peuple, comme le proposait ironiquement Brecht...
Ma thèse est plutôt que deux autres grands coupables doivent être mis en avant : les responsables successifs du pouvoir d'Etat, de gauche comme de droite, et un ensemble non négligeable d'intellectuels.
En définitive, ce ne sont pas les pauvres de nos provinces qui ont décidé de limiter autant que faire se peut le droit élémentaire d'un ouvrier de ce pays, quelle que soit sa nationalité d'origine, de vivre ici avec sa femme et ses enfants. C'est une ministre socialiste, et tous ceux de droite ensuite qui se sont engouffrés dans la brèche. Ce n'est pas une campagnarde sous-éduquée qui a proclamé en 1983, que les grévistes de Renault - en effet majoritairement algériens ou marocains - étaient des "travailleurs immigrés (...)agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises".
C'est un premier ministre socialiste, bien entendu à la grande joie de ses "ennemis" de la droite. Qui a eu la bonne idée de déclarer que Le Pen posait les vrais problèmes ? Un militant alsacien du Front national ? Non, c'est un premier ministre de François Mitterrand. Ce ne sont pas des sous-développés de l'intérieur qui ont créé les centres de rétention pour y emprisonner, hors de tout droit réel, ceux qu'on privait par ailleurs de la possibilité d'acquérir les papiers légaux de leur présence.
Ce ne sont pas non plus des banlieusards excédés qui ont ordonné, partout dans le monde, qu'on ne délivre aux gens des visas pour la France qu'au compte-gouttes, pendant qu'on fixait ici même des quotas d'expulsions que devait à tout prix réaliser la police. La succession des lois restrictives, attaquant, sous prétexte d'étrangeté, la liberté et l'égalité de millions de gens qui vivent et travaillent ici, n'est pas l'oeuvre de "populistes" déchaînés.
A la manoeuvre de ces forfaits légaux, on trouve l'Etat, tout simplement. On trouve tous les gouvernements successifs, dès François Mitterrand, et sans répit par la suite. En la matière, et ce ne sont que deux exemples, le socialiste Lionel Jospin a fait savoir dès son arrivée au pouvoir qu'il n'était pas question d'abolir les lois xénophobes de Charles Pasqua ; le socialiste François Hollande fait savoir qu'on ne décidera pas les régularisations de sans-papiers autrement sous sa présidence que sous celle de Nicolas Sarkozy. La continuité dans cette direction ne fait aucun doute. C'est cet encouragement obstiné de l'Etat dans la vilenie qui façonne l'opinion réactive et racialiste, et non l'inverse.
Je ne crois pas être suspect d'ignorer que Nicolas Sarkozy et sa clique ont été constamment sur la brèche du racisme culturel, levant haut le drapeau de la "supériorité" de notre chère civilisation occidentale et faisant voter une interminable succession de lois discriminatoires dont la scélératesse nous consterne.
Mais enfin, nous ne voyons pas que la gauche se soit levée pour s'y opposer avec la force que demandait un pareil acharnement réactionnaire. Elle a même bien souvent fait savoir qu'elle "comprenait" cette demande de "sécurité", et a voté sans état d'âme des décisions persécutoires flagrantes, comme celles qui visent à expulser de l'espace public telle ou telle femme sous le prétexte qu'elle se couvre les cheveux ou enveloppe son corps.
Ses candidats annoncent partout qu'ils mèneront une lutte sans merci, non tant contre les prévarications capitalistes et la dictature des budgets ascétiques que contre les ouvriers sans papiers et les mineurs récidivistes, surtout s'ils sont noirs ou arabes. Dans ce domaine, droite et gauche confondues ont piétiné tout principe. Ce fut et c'est, pour ceux qu'on prive de papiers, non l'Etat de droit, mais l'Etat d'exception, l'Etat de non-droit. Ce sont eux qui sont en état d'insécurité, et non les nationaux nantis. S'il fallait, ce qu'à Dieu ne plaise, se résigner à expulser des gens, il serait préférable qu'on choisisse nos gouvernants plutôt que les très respectables ouvriers marocains ou maliens.
Et derrière tout cela, de longue date, depuis plus de vingt ans, qui trouve-t-on ? Qui sont les glorieux inventeurs du "péril islamique", en passe selon eux de désintégrer notre belle société occidentale et française ? Sinon des intellectuels, qui consacrent à cette tâche infâme des éditoriaux enflammés, des livres retors, des "enquêtes sociologiques" truquées ? Est-ce un groupe de retraités provinciaux et d'ouvriers des petites villes désindustrialisées qui a monté patiemment toute cette affaire du "conflit des civilisations", de la défense du "pacte républicain", des menaces sur notre magnifique "laïcité", du "féminisme" outragé par la vie quotidienne des dames arabes ?
N'est-il pas fâcheux qu'on cherche des responsables uniquement du côté de la droite extrême - qui en effet tire les marrons du feu - sans jamais mettre à nu la responsabilité écrasante de ceux, bien souvent - disaient-ils - "de gauche", et plus souvent professeurs de "philosophie" que caissières de supermarché, qui ont passionnément soutenu que les Arabes et les Noirs, notamment les jeunes, corrompaient notre système éducatif, pervertissaient nos banlieues, offensaient nos libertés et outrageaient nos femmes ? Ou qu'ils étaient "trop nombreux" dans nos équipes de foot ? Exactement comme on disait naguère des juifs et des "métèques" que par eux la France éternelle était menacée de mort.
Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l'islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe de vanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir à loger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe.
En vérité, ce sont des intellectuels qui ont inventé la violence antipopulaire, singulièrement dirigée contre les jeunes des grandes villes, qui est le vrai secret de l'islamophobie. Et ce sont les gouvernements, incapables de bâtir une société de paix civile et de justice, qui ont livré les étrangers, et d'abord les ouvriers arabes et leurs familles, en pâture à des clientèles électorales désorientées et craintives. Comme toujours, l'idée, fût-elle criminelle, précède le pouvoir, qui à son tour façonne l'opinion dont il a besoin. L'intellectuel, fût-il déplorable, précède le ministre, qui construit ses suiveurs.
Le livre, fût-il à jeter, vient avant l'image propagandiste, laquelle égare au lieu d'instruire. Et trente ans de patients efforts dans l'écriture, l'invective et la compétition électorale sans idée trouvent leur sinistre récompense dans les consciences fatiguées comme dans le vote moutonnier.
Honte aux gouvernements successifs, qui ont tous rivalisé sur les thèmes conjoints de la sécurité et du "problème immigré", pour que ne soit pas trop visible qu'ils servaient avant tout les intérêts de l'oligarchie économique ! Honte aux intellectuels du néo-racialisme et du nationalisme bouché, qui ont patiemment recouvert le vide laissé dans le peuple par la provisoire éclipse de l'hypothèse communiste d'un manteau d'inepties sur le péril islamique et la ruine de nos "valeurs" !
Ce sont eux qui doivent aujourd'hui rendre des comptes sur l'ascension d'un fascisme rampant dont ils ont encouragé sans relâche le développement mental.

Palestine : occupation d'un supermarché et soirée de soutien

Le jeudi 19 avril 2012, les interdits de vol Paris Tel Aviv investissent un supermarché…

Après avoir occupé une agence Air France et investi le métropolitain, ils/elles ont lancé une action BDS (Boycott, Désinvestissement,Sanctions) au magasin Carrefour de Saint Denis (93).

Après avoir rempli plusieurs caddies de produits en provenance de l’occupant israélien, ils/elles ont appelé au boycott de ces produits et appelaient la chaîne Carrefour à suivre l’exemple de la chaîne britannique CO OP qui a annoncé  cesser toute activité commerciale avec des grossistes israéliens de fruits et légumes dans l’incapacité de certifier que leurs produits ne provenaient pas des colonies.
 
Tandis que les prises de parole se succédaient, que des tracts étaient distribués et que des conversations s’entamaient avec les clients-tes et des membres du personnel, les vigiles tenteront de virer manu militari les participants-tes et c’est avec une certaine violence qu’ils les pousseront vers la sortie.

C’est en scandant :

-Israel criminel, Boycott !
-Contre le massacre du peuple palestinien, Boycottons les produits israéliens !
-Israel assassin, Carrefour complice !
-Moi aussi je boycotte les produits israéliens, Inculpez-moi !
-On nous refuse d’aller en Palestine,Boycott Israel !
-Le boycott est un droit, Boycott israel !
-Israel assassin, Halte à une France complice !


Qu’ils-elles quitteront la grande surface.

Il est à remarquer que durant toute l’action, l’activité commerciale n’a pas été perturbée.

La personne qui a pris la décision de faire abaisser le rideau de fer bloquant l’entrée/sortie du magasin, n’a pas hésité à mettre en danger la sécurité des usagers-ères en faisant fermer les sorties de secours.

Ce n’est qu’à l’arrivée de quatre bleus qu’elles seront réouvertes.

Sur le terre plein, l’action continue, prises de paroles, chants (Nous irons tous en Palestine…) distribution de tracts…

Aujourd’hui 6 mai, ce sont près de 2000 prisonniers-ères palestiniens-nes qui sont en grève de la faim contre le durcissement de leurs conditions de détention (isolement, privation de visites pour les prisonniers-ères de Gaza, chantage aux soins…),  mais aussi contre la détention administrative, ce régime d’exception hérité du mandat britannique, qui permet de maintenir un suspect en prison sans jugement pendant une période renouvelable de 6 mois, sans qu’aucune charge ne lui soit signifiée.

Plusieurs d’entre-eux sont en danger de mort.

Une soirée de soutien est organisée à la bourse du Travail de Paris.

PALESTINE VAINCRA !












vendredi 4 mai 2012

La Cause du Peuple n°14 est sortie

 La Cause du Peuple n°14 est sortie ! A demander à lacausedupeuple@gmail.com.

Consultez la page des anciens numéros de la Cause du Peuple.



Lutte pour le logement
Pour un front de lutte pour le logement (p.3)
Nous avons des droits, défendons-les (p.5)

Lutte de classe
Les Florange à Paris (p.4)

Lutte populaire
Mobilisation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes (p.5)

Antifa
Attaque fasciste : 1 blessé grave (p.6)

Féminisme
Tenon : droit à l’avortement (p.6)

Mémoire
De mémoire d’ouvriers, l’autre France d’en haut (p.7)

Culture
Vol spécial (p.8)
Terraferma (p.8)
Je suis un cri : Louise Michel (p.8)



jeudi 3 mai 2012

Compte-rendu du 1er mai

Publié sur http://drapeaurouge.over-blog.com/article-1er-mai-2012-declaration-internationaliste-en-arabe-turc-anglais-espagnol-allemand-et-italien-104504436.html

Ce 1er mai 2012, la déclaration internationaliste a été diffusée en masse dans le cortège parisien. Vous la trouverez en français ici - Déclaration internationaliste du 1er mai - et en arabe, turc, anglais, espagnol, allemand et italien ci-dessous.

http://www.archive-host.com/files/1578354/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/1er_mai_2012_1.JPG

http://www.archive-host.com/files/1578357/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/1er_mai_2012_2.JPG

http://www.archive-host.com/files/1578358/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/1er_mai_2012_3.JPG
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الرأسمالية.
" لقد أصبحت العلاقات البرجوازية أضيق من أن تستوعب الثروات الناشئة فى رحمها فكيف تتغلّب البرجوازية على هذه الأزمات ؟ تتغلّب عليها بالتدمير القسري لمجمل القوى المنتجة من جهة و بالإستيلاء على أسواق جديدة و التكثيف من استغلال الأسواق القديمة من جهة أخرى.فماذا تكون النتيجة اذن؟. التحضير لازمات عامة وهائلة ، و الحد من امكانية تلافي هذه الأزمات.
فالأسلحة التى إستخدمتها البرجوازية للقضاء على الإقطاعية ترتد اليوم إلى صدر البرجوازية نفسها. و لكن البرجوازية لم تصنع فقط الأسلحة التى سوف تقتلها، بل أخرجت أيضا الرجال الذين سيستعملون هذه الأسلحة: وهم العمال العصريون ، اي البروليتاريون".( ماركس و إنجلز ، بيان الحزب الشيوعي ، 1847)
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لايزال هذا الاستشهاد صالحا الى يومنا هذا بعد 165 سنة من نشره . إنّه يسمح لنا بفهم الوضع الذي تعيشه الطبقة العاملة و البروليتاريا و الجماهير الشعبية فى كافة البلدان ، بغض النظر عن طبيعة الحكومة: دكتاتورية مقنعة ، أم دكتاتورية ديمقراطية برجوازية أو دكتاتورية وحشية .
إنّ البرجوازية الإمبريالية تبحث عن أقصى نسب الربح وهي تستعمل الأزمة تعلّة لتحقيق هدفها المتمثّل فى إعادة هيكلة الإنتاج وتنعكس اعادة الهيكلة هذه على جميع البلدان و تعنى بالنسبة للطبقة العاملة و الجماهير الشعبية: نقل الصناعات الكبرى الى مواقع اخرى ,غلق مصانع و تخفيض أجور و بطالة و ديون و فقر إلخ. لكن فى الأماكن التى سيقع فيها بعث مصانع جديدة ، فذلك يعنى, إفتكاك الأرض و مصادرة أملاك الفلاحين المحلّيين و إستغلال فاحش و أجور زهيدة و تخريب البيئة إلخ .
وفي اطار خدمة البرجوازية الإمبريالية, تستخدم الطبقات السائدة جهاز الدولة لقمع نضالات البروليتاريا و منع الجماهير من التمرّد و التنظم من أجل القيام بالثورة. فقد اصبحت الدولة بصفة واضحة دولة بوليسية تضع مواطنيها تحت المراقبة و تعرّضهم للقمع.
فلا اليسار ولا اليمين ولا أية فئة من البرجوازية قادرة على الخروج من الأزمة.و يمهد تواصل الأزمة الأرضية للفاشية التى تتقدّم بصفة غير مباشرة. إنّها تتقدم خطوة خطوة عبر الديماغوجيا الشعبوية ، معتمدة على الأزمة الإقتصادية. و فى الوقت المناسب ، ستبيّن الفاشية وجهها الحقيقي وستدافع بكل شراسة عن مصالح رأس المال المالي. و فى الوقت نفسه ، يبرز التنافس بين الكتل الإحتكارية المختلفة حول إعادة تقسيم الأسواق و بالتالى بروز حروب جديدة فى الأفق .
ان الطبيعة الطبقية للدولة هي المسالة المحورية. اما الشكل الذى تتخذه هذه الدولة فهو شكل ظرفي لا غير. ويظل الهدف الأوّلي للدولة هو خدمة مصالح الطبقة الحاكمة ، أي ، مصالح البرجوازية الإمبريالية وهي فئة قليلة مقارنة بالأغلبية العريضة للرجال و النساء و الأطفال الذين يواجهون الاستغلال عبر العالم . ومع استفحال الأزمة ، يصبح دور الدولة أوضح لدى الجماهير. ان المهمّة المركزية لاية ثورة هي التحطيم الكلي لجهاز الدولة البرجوازية و بناء على أنقاضها دولة جديدة مختلفة جذريّا، تعمل على تركيز البناء الإشتراكي باتجاه التحول الى الشيوعية. وباختصار تظل الثورة هي الإجابة الوحيدة على الأزمة !
و اليوم ، تناضل البروليتاريا و الجماهير الشعبية و تتمرّد فى عديد البلدان. و تعبّر هذه التمرّدات عن نفسها بطرق متنوّعة و متباينة: الإضرابات العامة ، النضال ضد ارتفاع الأسعار، و ضد تسريح العمّال ،و من أجل حق الشغل ، و ضد التمييز بين النقابات، ومن اجل المحافظة على البيئة ، إحتلال المنازل و الأراضي الشاغرة، و تمرّدات الشباب ضد عنف الشرطة و ضد الحياة دون عمل ودون مستقبل ، و نضالات النساء إلخ.
و فى البلدان العربية واثر الإنتفاضات التى افتقدت لقيادة ثورية ، إستعادت الطبقات الحاكمة و الإمبريالية السيطرة على الوضع بإسم " الديمقراطية" ، وواصلت إستغلال الشعب وتصدت للسيرورة الثورية. وهكذا اصبحت الحركة الإحتجاجية إمّا ضحية التدخلات الإمبريالية و القوى الرجعية و الإصلاحية العلمانية أو الدينية، أو محل قمع دمويّ.
وفى البلدان المضطهَدَة العربية ، مثلما هو الحال فى جميع البلدان المستعمرة و شبه المستعمرة ، أضحى أكثر من ضروري تطوير الثورة الديمقراطية الجديدة كجزء لا يتجزّأ من الثورة الإشتراكية .
و فى البلدان الإمبريالية ، تعكس حركة " أوكوباي" [ إحتلال الشوارع و الساحات] الغضب الكبير للشعوب ، لكنّها لا تتحدّى بما فيه الكفاية النظام برمّته. ان هذه النضالات البروليتارية و التمرّدات ليست ثورية فى حدّ ذاتها لكنّها تمثل خطوة أولى على درب الوعي بضرورة الثورة كما انه من الهام فضح وهم التحول السلمي و التداول على السلطة ، و كشف الإنتخابات المزيفة.
يجب على شيوعيّي اليوم ( الماويّون) أن يساهموا فى هذه النضالات ويكونوا في طليعتها. يجب أن يبنوا القوّة الثورية للبروليتاريا على المستويات الإيديولوجية و السياسية و التنظيمية، و بصورة خاصّة الأدوات الثلاث للإستراتيجيا الثورية:حزب شيوعي ماوي ، جبهة متحدة ثورية و قوّة قتالية.
ينبغى أن نناضل ضد الإصلاحيين و التحريفيين و الإنتهازيين الذين يقومون بالنضالات الإحتجاجية بروح وفاقية فى النقابات و فى المنظّمات الجماهيرية الموجودة ، فهم لا يقدّمون سوى " حلولا" فى إطار النظام الرأسمالي و الإمبريالي القائم، مروّجين فى صفوف الجماهير أنّ النهج الإنتخابي و السلمي يمكن أن يكون الحلّ بالنسبة للبروليتاريا و للجماهير لتجاوز الأزمة. إنّهم يمثّلون عراقيل أمام تطور الصراع الطبقي و تنظيم الطبقة العاملة و الجماهير من أجل الثورة.
اما فيما يخص السلطة الحاكمة , فيستعمل الرجعيون الاختلافات العرقية و الدينية كما يستعملون العنصرية لتقسيم صفوف البروليتاريا ، و الطبقة العاملة و الجماهير الشعبية ، كحيل للحفاظ على سلطتهم.
و فى العالم أجمع علينا التعريف بالحروب الشعبية ومساندتها باعتبارها رأس حربة للنضال ضد الإمبريالية التي تتخبط في أزمتها.
تواجه الحرب الشعبية في الهند بقيادة الحزب الشيوعي الماوي هجمات العدوّ العنيفة لكنها تحقق النجاحات في مستوى الانتشار والتقدم. كما ان حرب الشعب فى الفيليبين تتطور هي الاخرى بقيادة الحزب الشيوعي الفليبيني ، الذى يرفع راية الماوية ، وتتواصل فى البيرو حرب الشعب رغم الأعمال التخريبية للتيّار التصفوي. و فى تركيا ، يتقدّم النضال الثوري بقيادة الماويين وفق إستراتيجيا حرب الشعب. و فى بلدان أخرى ، يقع الإعداد لمبادرات و خطوات تدفع عجلة الثورة إلى الأمام .
ينبغى أن نناضل ضمن سيرورة التطور اللامتكافئ للقضاء على النظام الرأسمالي عبر العالم بأسره و بناء عالم جديد خال من الإستغلال و من إضطهاد الشعوب و الحروب الدامية ، فى سبيل عالم اشتراكي و شيوعي .
ويجب ان نعمل على إعادة بناء المنظمة الاممية للشيوعيين في العالم على قاعدة الماركسية – اللينينية – الماوية حسب الاوضاع الملموسة اليوم. كما يجب أن نطورمعا النضال من أجل القيام بالثورة والتقدم نحو الاممية الشيوعية الجديدة .
عاش يوم غرّة ماي العالمي !
عاشت الأممية البروليتارية !
الامضاء:
الحزب الشيوعي الماوي-افغانستان
الحزب الشيوعي الهندي(الماركسي اللينيني) نقزلباري
الحزب الشيوعي الماوي في فرنسا
الحزب الشيوعي الماوي –ايطاليا
الحزب الشيوعي الماوي في مانيبور
الحزب الشيوعي الماوي – تركيا / شمال كردستان.
الحزب الشيوعي الثوري-كندا
لجنة تأسيس الحزب الشيوعي الماوي-النمسا-
الحركة الشيوعية الماوية –تونس
المنظمة الشيوعية الماوية-تونس
الماركسيون اللينيون الماويون-المغرب
المنظمة العمالية افغانستان-الماركية اللينينية الماوية-
لجنة النضال الشعبي مانولو بلّو قاليس- أسبانيا
الممارسة الثورية –المملكة المتحدة
في خدمة الشعب(اعلام ثوري ماركسي لينيني ماوي) أكسيتاني-فرنسا
الديمقراطية والصراع الطبقي-بلاد الغال
(ترجمة الحركة الشيوعية الماوية –تونس)


Kapitalizmin krizinin yegâne çözümü proletarya devrimidir!
Burjuvazinin sistemi, kendi bağrında yaratılan zenginlikleri barındıramayacak denli daralmıştır. – Burjuvazi bu krizleri nasıl atlatıyor?
Bir yandan siddet kullanmak suretiyle üretici güçleri kitlesel olarak yokederek, öte yandan yeni pazarlar ele geçirerek ve eski pazarlarını daha da acımasızca sömürerek. Bunun sonucunda ne oluyor? Böylece bir yandan daha genel (yaygınlaşmış) ve daha muhteşem krizlerin hazırlığı yapılırken bu krizlerin önüne geçmenin yolları da azalıyor. Burjuvazinin bir zamanlar feodal düzeni yıkarken kullandığı silâhlar, bugün bizzat kendisine çevrilmekte.
Ancak burjuvazi kendisini yok edecek silâhları yaratmakla yetinmedi, bir yandan da bu silâhları kullanacak olan insanları, modern işçileri, proleterleri de üretti.”
Karl Marx ve Friedrich Engels, Komünist Parti Manifestosu, 1847
Bu alıntı ilk yayımlanmasından 165 yıl sonra bugün tüm anlamını koruyor. Dünyanın hangi Hükûmeti olursa olsun, ülkeleri ister örtülü bir diktatörlükle, ister burjuva demokrasisiyle veya açık bir diktatörlükle yönetiliyor olsun, bu alıntı, dünya proletaryasının ve geniş halk kitlelerinin içinde bulundukları koşulları kavramamızı sağlıyor.
Emperyalist burjuvazi en yüksek kâr oranlarına ulaşmaya ve krizi de bu amaçla kullanarak üretim aygıtını yeniden yapılandırmaya çalışıyor. Bu çerçevede, ezilen ülkelerdeki yönetici sınıflar artı-değerden aldıkları payları korumaya ve arttırmaya çalışıyorlar. Bu yeniden yapılanma tüm ülkeleri etkiliyor ve sanayinin başka ülkelere kaydırılması, üretim araçları sökülen ülkelerdeki işçi sınıfı ve geniş halk yığınları için bu, fabrikaların kapatılması, ücretlerin düşürülmesi, işsizlik, aşırı borçlanma, yoksulluk ve sefalet anlamına geliyor. Yeni fabrikaların kurulduğu ülkelerdeyse, aynı yeniden yapılanma şu anlama geliyor: Topraklara el konması, yerel köylülüğün mülksüzleştirilmesi, sınırsız sömürü, sefil ücretler, yaşam alanının kirletilmesi, vs.
Emperyalist burjuvazinin hizmetindeki hâkim sınıflar Devlet aygıtını kullanarak mücadeleleri bastırmaya ve proletaryanın ve geniş halk yığınlarının isyân ederek devrim için örgütlenmelerinin önünü almaya uğraşıyor. Dünyanın her yerinde Devlet aygıtı giderek daha fazla polis Devleti kimliğine bürünüyor, ve kendi halkını yakından denetleyerek, fişleyerek bastırmaya çalışıyor.
İster “solcu” olsun, ister sağcı, burjuvazinin hiçbir kesimi krizi çözebilecek güce sahip değil. Bu durum maskeli bir biçimde ilerleyen faşist hareketin ekmeğine yağ sürüyor. Faşist hareket halkçı söylemlerle ve ekonomik krize dayanarak ilerliyor ve adım adım güçleniyor. Zamanı gelince maskesini atacak ve en saldırgan biçimde finans kapitalin çıkarlarını korumaya soyunacak. Öte yandan, tekelci sermayenin çeşitli blokları arasındaki rekabet, pazarın yeniden paylaşımı sorununu ve buna bağlı olarak yeni savaşların çıkması ihtimâlini de gündeme getiriyor.
Merkezî sorun Devletin sınıfsal yapısıdır. Aldığı biçim yalnızca koşullara bağlı olarak belirmekte. Devletin âşikâr amacı hizmetinde olduğu hâkim sınıfın çıkarlarını korumak, yani emperyalist burjuvazinin ve/veya ezilen ülkelerdeki devasa çoğunluğu temsil eden ve dünyanın dört bir yanında acımasızca sömürülen kadın, erkek ve çocukların karşısında çok küçük bir azınlığı temsil eden bürokrat-komprador ve feodal burjuvazinin çıkarlarını güvence altına almaktır. Devletin bu rolü, krizle birlikte geniş halk yığınlarının gözünde git gide daha belirgin bir hâl alıyor. Her devrimin merkezinde yatan temel sorun da zaten burjuvazinin Devlet aygıtını “en tepeden en aşağıya” kadar yerle bir etmek ve sonrasında da, bu yıkıntının üzerinde yükselecek yeni bir aygıt inşa etmektir: Radikal bir biçimde farklı olan ve temel amacı komünizme doğru ilerleyebilmek için sosyalist bir toplumun kurulmasını sağlayacak bir Devlet. Başka bir deyişle, krize verilecek yegâne karşılık devrimdir!
Bugün dünyanın dört bir yanındaki ülkelerde proletarya ve geniş halk kitleleri mücadele ediyor ve başkaldırıyor. Bu başkaldıri kendini çeşitli vesilerle ve değişik biçimlerde ifâde ediyor: Genel grevler, hayat pahalılığına, işten çıkarmalara karşı verilen mücadeleler, çalışmak için, sendika ayrımcılığına karşı verilen mücadeleler, toprak edinme hakkı için sürdürülen savaşımlar, çevreyi korumak için verilen mücadeleler, boş konut işgâlleri, boş toprak işgâlleri, polis şiddetine karşı verilen savaşımlar, işsiz ve geleceksiz bir yaşama karşı sürdürülen mücadeleler, kadınların yürüttüğü direnişler, vs.
Arap ülkelerinde, devrimci önderliklerden yoksun yürütülen başkaldırı sonrasında, hâkim sınıflar ve emperyalizm durumdan yararlanarak “demokrasi adına” harekete geçtiler ve devrimci sürecin takip edilmesine karşı çıkıp, halkı sömürmeye devam ediyorlar. Karşı çıkışlar ya emperyalist müdahâlelerle, ya da gerici güçlerce veya reformist laiklerin veya dincilerin eliyle bertaraf ediliyor; o da yetmezse, kanla bastırılıyor.
Arap Dünyasının ezilen ülkelerinde, sömürge ve yarı-sömürge ülkelerde olduğu gibi, bugün sosyalist devrimin ayrılmaz bir parçası olan yeni demokrasi devrimini geliştirmek kaçınılmaz bir hâl almıştır.
Emperyalist ülkelerdeki öfkeliler hareketi ve “Occupy!”, halkın sabrının taştığını yansıtan gelişmeler olmakla birlikte, sistemi devirmeye varacak denli sistem karşıtı olmadıklarını da gösteriyor.
Proletaryanın bu mücadeleleri, bu başkaldırı hareketleri, kendiliğinden devrimci bir karaktere sahip değiller. Yine de bu gelişmeler sayesinde, kitlelerin bilinçlenmesinde ve devrimin zorunluluğunu kavramalarında ilk adımı attıklarını görüyoruz; bu anlamda barış içinde geçiş yolları yöntem ve yanılsamalarının maskelerinin düşürülmesi, sağın ve solun sırayla yer değiştirdiği hileli seçimlerin ifşa edilmesi büyük önem kazanıyor.
Bugünün komünistleri olan Maoistler, bu hareketlere katılmalı ve zaman içinde bunların önderliğini üstlenmelidirler; proletaryanın devrimci gücünü ideolojik, siyasî ve ögütsel alanlarda inşa etmeli böylece devrimin üzerinde yükseleceği üç zorunlu bileşeni hayata geçirmelidirler: Maoist Komünist Parti, Birleşik Devrimci Cephe ve özgül koşullara uygun olarak, Silâhlı Kuvvetler.
Varolan sendikalarda ve kitle örgütlerinde bulunan reformistlere, revizyonistlere ve oportünistlere karşı, onların arabulucu, uzlaşmacı politikalarına karşı mücadele etmeli, talepler için yürütülen mücadelelerde kapitalist ve emperyalist sistem içinde buldukları “çözümleri” sunmaktan başka bir şey bilmeyen bu şahıslara karşı, bu davranışlarıyla, kitlelerin zihninde oluşturdukları yanılsamaların, seçim yolunun, barışçıl yöntemlerin belki de proletarya ve geniş halk kitleleri için de krize karşı bir çözüm olabileceği yanılsamasının maskesini düşürmek için mücadele etmelidirler. Bu şahıslar devrime hazırlanan işçi sınıfinın ve halk yığınlarının girişecekleri sınıf mücadelesinin gelişmesinin önünde birer engel olarak dikilmektedirler.
İktidardaki gericilere gelince, bunlar da ulus, köken, dinî inanç farklılıklarını kullanarak işçi sınıfını bölmeye, proletaryayı ve halk kitlelerini parçalamaya, böylece iktidarlarını sürdürmeye çalışıyorlar.
Dünyanın çeşitli yerlerinde sürdürülen halk savaşlarını tanıtmak ve desteklemek, bunların emperyalizmin krizine karşı yürütülen en ön cephedeki mücadeleler olduğunu bildirmek görevimiz arasındadır.
Hindistan Maoist Partisinin yürüttüğü Halk Savaşı, güçlü düşmanının saldırılarına başarıyla karşı koymakla kalmıyor, aynı zamanda yaygınlaşıyor ve güçleniyor. Filipinler’de de Maoist olduğunu açıklayan Filipinler Komünist Partisi önderliğinde bir Halk Savaşı gelişiyor. Peru’daki tasfiyeci akıma rağmen Halk Savaşı sürüyor. Türkiye’deki Maoistlerin yürüttüğü devrimci mücadele de halk savaşı stratejisine uygun olarak gelişiyor. Başka ülkelerde de halk savaşı, yeni inisiyatiflerin önderliğinde ve yeni gelişmelerin ışığında hazırlanıyor.
Bu eşitsiz gelişme sürecinde mücadeleye hız kazandırmalı ve kapitalist sistemi yeryüzünden kaldırmalı, sömürüsüz, ezilen halkların özgürleştiği, katliamların savaşların olmadığı, yeni bir dünya kurmalıyız: sosyalist ve komünist bir dünya.
Yeryüzünün her ülkesinde çalışmalı ve komünistlerin uluslarası örgütünü, enternasyonali inşa etmeliyiz. Bu örgüt Marksizm-Leninizm-Maoizm ilkeleri doğrultusunda inşa edilmeli ve bugünün somut koşullarına uygulanmalıdır; ancak böyle bir ortak mücadele geliştirerek devrimin yolunda ilerler ve Komünist Enternasyonali yeniden kurabiliriz.
Yaşasın Enternasyonalist 1 Mayıs!
Yaşasın Proletarya Enternasyonalizmi!
Afganistan Komünist Partisi (Maoist), Hindistan Komünist Partisi (ML) [Naxalbari], Maoist Komünist Parti – Fransa, Maoist Komünist Parti – İtalya, Manipur Maoist Komünist Partisi, Maoist Komünist Parti – Türkiye/Kuzey Kürdistan, Devrimci Komünist Parti – Kanada, Avusturya (Maoist) Komünist Parti İnşa Komitesi, Maoist Komünist Hareketi – Tunus, Tunus Maoist Komünist Örgütü, Fas Marksist-Leninist-Maoistleri, Afganistan Emekçiler Örgütü (MLM), Manolo Bello Halkın Mücadelesi Komitesi – Galiçya, Devrimci Pratik (Birleşik Krallık), Halka Hizmet (medya MLM) – Oksitanya (Fransa)
May Day 2012 - To overcome the crisis of capitalism,
proletarian revolution is the only solution!
 
“The conditions of bourgeois society are too narrow to comprise the wealth created by them. And how does the bourgeoisie get over these crises? On the one hand by enforced destruction of a mass of productive forces; on the other, by the conquest of new markets, and by the more thorough exploitation of the old ones. That is to say, by paving the way for more extensive and more destructive crises, and by diminishing the means whereby crises are prevented.
The weapons with which the bourgeoisie felled feudalism to the ground are now turned against the bourgeoisie itself.
But not only has the bourgeoisie forged the weapons that bring death to itself; it has also called into existence the men who are to wield those weapons — the modern working class — the proletarians.”
Marx & Engels, Manifesto of the Communist Party, 1847
 
165 years after its writing, this quote remains relevant. It allows us to understand the situation in which the proletariat and the broad popular masses in all countries find themselves, regardless of who leads the government: they live under a concealed dictatorship, be it a bourgeois democratic or a brutal one.
 
The imperialist bourgeoisie is looking for the maximum rate of profit; it is using the crisis as a pretext to achieve this objective by restructuring the system of production. Within this, the ruling classes in the oppressed countries try to maintain and possibly increase their share in the surplus. Such restructuring is affecting all countries; for the working class and the masses, it means the delocalization of large industries: plant closings, wage cuts, unemployment, debt, impoverishment, etc. But in the places where the new plants are to be opened, restructuring means land grabs, expropriation of local farmers, frenzied exploitation, poverty wages, destruction of the environment, etc.
 
The ruling classes use the state apparatus to suppress the proletariat’s struggles and prevent them and the masses from revolting and organizing for the revolution.
Everywhere, the State is more and more becoming a police state that brings the population under surveillance, and repression.
 
Whether it is the “left” or right, no segment of the bourgeoisie has the capacity to solve the crisis. The persistence of the crisis prepares the ground for fascism; fascism is advancing in disguise. It is building step by step through populist demagogy, relying on the economic crisis. In due time, it will show its true colors by aggressively defending the interests of finance capital. Meanwhile, competition between the different monopolist blocks raises the question of redivision of markets and therefore suggests new wars are on the horizon.
 
The class nature of the state is the central issue. The form it takes is only circumstantial. The primary purpose of the state is to serve the interests of the ruling class, that is to say, those of the imperialist bourgeoisie and/or of the comprador-bureaucrat bourgeoisie and landlords in the oppressed nations —which is a tiny minority compared to the vast majority of men, women and children who are facing exploitation worldwide. Given the crisis, this is becoming clearer to the masses. The central task of any revolution is to radically destroy the state apparatus and, thereafter, to build on its ruins a new and radically different state, with the objective of building socialism as a means of transition to communism. In other words, revolution is the only answer to the crisis!
 
Today, the proletariat and the masses are struggling and rebelling in many countries. These rebellions are expressed in different and varying ways: through general strikes, by fighting against high prices, against layoffs, for the right to work, against the crushing of militant trade unions, for the right to land, to protect the environment, through occupation of housing and empty land, youth rebellions against police violence and a life without work, struggles of women, etc.
 
In the Arab countries, after the uprisings that lacked a revolutionary leadership, the ruling classes and imperialism are regaining control of the situation in the name of “democracy;” they are enforcing the same rule of exploitation against the people by opposing the continuation of the revolutionary process. The protest movement’s focus is being diverted by imperialist interventions, by reactionary forces, by secular or religious reformists crushed bloodily.
In the Arab oppressed countries, as well as in all the colonial and semi-colonial countries, it has become more and more important to develop the New Democratic Revolution, as part of the socialist revolution.
 
In the imperialist countries, the “Occupy” movement is reflecting the massive discontent of the people, but it does not sufficiently challenge the system in its entirety.
These proletarian struggles and rebellions are not revolutionary in and of themselves but they are a first step in the realization by the masses of the necessity of revolution. However it is important to unmask the path and illusions of a peaceful change, alternation, deceitful elections.
 
Today’s communists (the Maoists) must participate in and gradually take the lead of those struggles. They must build the revolutionary force of the proletariat at the ideological, political and organizational levels, and especially the three essential tools of revolution: a Maoist Communist Party, a revolutionary United Front, and an Armed Force, according to the particular situation.
 
We must struggle against reformists, revisionists and opportunists who lead the protest struggles with a conciliatory spirit in the existing trade unions and mass organizations; they only offer “solutions” within the current capitalist and imperialist system, spreading the illusion among the masses that the electoral and peaceful path may be a solution for the proletariat and the masses to overcome the crisis. They are an obstacle to the expansion of class struggle and the organization of the working class and the masses for revolution.
Meanwhile, the reactionaries are using differences of origin, religion and racism to divide the proletariat, the working class and the popular masses, as a trick to preserve their power.
 
Everywhere we must popularize and support the people’s wars currently being waged as spearhead of the fight against the crisis of imperialism.
Led by the CPI (Maoist), the People’s War in India is successfully resisting attacks from the enemy and is managing to expand and grow. The People’s War is also unfolding in the Philippines under the leadership of the Communist Party of the Philippines, which upholds Maoism. In Peru, it is continuing despite the action from a liquidationist current. In Turkey, the revolutionary struggle led by the Maoists is advancing in accordance with the people’s war strategy. In other countries, new initiatives and advances are in preparation.
 
We must fight in a situation of uneven development to end the capitalist system over the whole world and build a new world free from exploitation, from peoples’ oppression and deadly wars, for a socialist and communist world.
 
We must work to rebuild the international organization of communists, based on Marxism-Leninism-Maoism; we must apply MLM to the concrete reality of today, to jointly develop the struggle for revolution and establishing a Communist International of a new type.
 
Long Live Internationalist May Day!
Long Live Proletarian Internationalism!
 
 
Communist (Maoist) Party of Afghanistan; Communist Party of India (M-L) [Naxalbari]; Maoist Communist Party – France; Maoist Communist Party – Italy; Maoist Communist Party of Manipur; Maoist Communist Party – Turkey/North-Kurdistan; Revolutionary Communist Party – Canada; Founding Committee for the (Maoist) Communist Party, Austria; Maoist Communist Movement, Tunisia; Maoist Communist Organization, Tunisia; Marxist-Leninist-Maoists of Morocco; Organization of Workers of Afghanistan (M-L-M); People Struggle Committee Manolo Bello, Galicia; Revolutionary Praxis, UK

1 Mayo 2012 - ¡Para superar la crisis del capitalismo,
la revolución proletaria es la única solución !
"Las condiciones de la sociedad burguesa son demasiado estrechas para contener las riquezas creadas por ellos. ¿Y cómo la burguesía a superar estas crisis? Por un lado, por la destrucción obligada de una masa de fuerzas productivas y, por otro, por la conquista de nuevos mercados, y por la explotación más intensa de los antiguos. Es decir, al allanar el camino para las crisis más extensas y más violentas, y disminuyendo los medios de prevenirlas.
Las armas con las que la burguesía para derribar al feudalismo se vuelven ahora contra la propia burguesía.
Pero no sólo la burguesía ha forjado las armas que deben darle muerte, sino que también ha llamado a la existencia de los hombres que empuñarán esas armas: los obreros modernos - los proletarios”.
Marx y Engels, Manifiesto del Partido Comunista de 1847
165 años después de su escrito, esta cita sigue siendo pertinente. Esto nos permite entender la situación en la que el proletariado y las amplias masas populares de todos los países se encuentran, sin importar quién encabeza el gobierno: que vivir bajo una dictadura encubierta, ya sea una democracia burguesa o brutal.
La burguesía imperialista está buscando la máxima tasa de ganancia, está utilizando la crisis como pretexto para alcanzar este objetivo mediante la reestructuración del sistema de producción. Dentro de esto, las clases dominantes de los países oprimidos tratan de mantener y posiblemente incrementar su participación en el excedente. Estas reestructuraciones estan afectando a todos los países, y ahi onde las grandes industrias son deslolcalizadas para la clase obrera y las masas significan: el cierre de plantas, recortes salariales, el desempleo, deuda, empobrecimiento, etc.; pero en los lugares donde las nuevas plantas van a ser abiertas, la reestructuración significa la apropiación de tierras, la expropiación de los agricultores locales, la explotación frenética, los salarios de pobreza, la destrucción del medio ambiente, etc
Las clases dominantes utilizan el aparato del Estado para reprimir las luchas y conjurar que el proletariado y las masas pasen a la revuelta y se organicen para la revolución.
En todas partes, el Estado es cada vez más convertirse en un estado policial que lleva a la población bajo la vigilancia y la represión.
Ya se trate de la "izquierda" o derecha, ningún segmento de la burguesía tiene la capacidad para resolver la crisis. La persistencia de la crisis prepara el terreno para el fascismo, el fascismo está avanzando encubierto. Se está construyendo paso a paso a través de la demagogia populista, apoyándose en la crisis económica para avanzar. A su debido tiempo, mostrará sus verdaderos colores y defenderá de la manera mas agresiva los intereses del capital financiero. Además, la competencia entre los bloques monopólicos diferentes plantea la cuestión de la redistribución de los mercados y por lo tanto, sugiere nuevas guerras en el horizonte.
La naturaleza de clase del Estado es el tema central. La forma que adopta es sólo circunstancial. El propósito primordial del Estado es servir a los intereses de la clase dominante, es decir, los de la burguesía imperialista y / o de la burguesía compradora-burocrática y los terratenientes en las naciones oprimidas, que es una pequeña minoría en comparación con el gran mayoría de los hombres, mujeres y niños que se enfrentan en todo el mundo la explotación. Ante la crisis, esto se hace más clara para las masas. La tarea central de toda revolución es destruir radicalmente el aparato del Estado y, posteriormente, para construir sobre sus ruinas un estado nuevo y radicalmente diferente, con el objetivo de construir el socialismo como una forma de transición al comunismo. En otras palabras, la revolución es la única respuesta a la crisis!
Hoy en día, el proletariado y las masas están luchando y rebelándose en muchos países. Estas rebeliones se expresan de diferentes maneras y diferentes formas: a través de huelgas generales, luchando contra los altos precios, contra los despidos, por el derecho al trabajo, contra el aplastamiento de los sindicatos militantes, por el derecho a la tierra, para proteger el medio ambiente, a través de la ocupación de la tierra y las viviendas vacías, rebeliones de los jóvenes contra la violencia policial y una vida sin trabajo y sin futuro, las luchas de las mujeres, etc.
En los países árabes, después de los levantamientos que carecían de una dirección revolucionaria, las clases dominantes y el imperialismo están recuperando el control de la situación en el nombre de la "democracia", ellos están aplicando la misma regla de explotación contra el pueblo al oponerse a la continuación del proceso revolucionario. El movimiento de protesta ha sido sea desviado por las intervenciones imperialistas, por las fuerzas reaccionarias, los reformistas seculares o religiosos sea aplastado sangrientamente.
En los países oprimidos árabes, así como en todos los países coloniales y semi-coloniales, se ha convertido cada vez más importante el desarrollo de la Revolución de Nueva Democracia, como parte de la revolución socialista.
En los países imperialistas, los movimientos de los indignados y el “Ocuppy” reflejan el descontento masivo de la gente, pero no lo suficiente para desafiar al sistema en su totalidad.
Estas luchas proletarias y rebeliones no son revolucionarias en sí mismas sino que son un primer paso en la realización de las masas de la necesidad de la revolución. Sin embargo, es importante desenmascarar el camino y las ilusiones de un cambio pacífico, la alternancia, las elecciones fraudulentas.
Los comunistas de hoy (los maoístas) deben participar en y poco a poco tomar un papel de liderazgo de esas luchas, construyendo la fuerza revolucionaria del proletariado a nivel ideológico, político y organizativo, es decire las tres herramientas esenciales de la revolución: el Partido Comunista Maoísta, el Frente Unido revolucionario, y una Fuerza Armada, de acuerdo a la situación específica.
Tenemos que luchar contra los reformistas, revisionistas y oportunistas que conducen luchas y demandas con un espíritu conciliador en los sindicatos y las organizaciones de masas existentes, que sólo ofrecen "soluciones" dentro del actual sistema capitalista e imperialista, creando la ilusión en las masas que los procesos electorales y el camino de la paz puede ser una solución para el proletariado y las masas para superar la crisis. Ellos son un obstáculo para el desarrollo de la lucha de clases y la organización de la clase obrera y las masas para la revolución.
Del lado del poder, los reaccionarios utilizan las diferencias de origen, la religión y el racismo para dividir al proletariado, la clase obrera y las masas populares y para conservar su poder.
En todas partes hay que divulgar y apoyar a las guerras populares  como punta de lanza de la lucha contra la crisis del imperialismo.
Liderados por el PCI (Maoísta), la guerra popular en la India resiste con éxito los poderosos ataques del enemigo y está logrando expandirse y crecer. La guerra popular se desarrolla en las Filipinas bajo la dirección del Partido Comunista de Filipinas, que se refiere al maoísmo. En el Perú, se continúa a pesar de la acción de la actual corriente liquidacionista. En Turquía, la lucha revolucionaria dirigida por los maoístas está avanzando de acuerdo con la estrategia de la guerra popular. En otros países está en preparación, para nuevas iniciativas y avances.
Tenemos que luchar en una situación de desarrollo desigual para poner fin al sistema capitalista en todo el mundo y construir un nuevo mundo libre de la explotación, la opresión de los pueblos y las guerras mortales, por un mundo socialista y comunista.
Debemos trabajar para reconstruir la organización internacional de los comunistas del mundo, basado en el marxismo-leninismo-maoísmo, debemos aplicar marxismo-leninismo-maoísmo a la realidad concreta de hoy, para desarrollar conjuntamente la lucha por la revolución y marchar a una Internacional Comunista de nuevo tipo.
¡Viva el Primero de Mayo Internacionalista!
¡Viva el internacionalismo proletario!
Partido Comunista de India (M-L) [Naxalbari]; Partido Comunista (Maoísta) de Afganistán; Partido Comunista maoísta-Francia; Partido Comunista maoísta-Italia; Partido Comunista Maoísta de Manipur; Partido Comunista Maoísta de Turquía /North-Kurdistan; Partido Comunista Revolucionario, Canadá; Comité de Lucha Popular “Manolo Bello”, Galicia, Estado Español; Comité Fundador del Partido comunista (maoísta), Austria; Marxista-Leninista-Maoístas de Marruecos; Movimiento Comunista Maoísta, Túnez; Organización Comunista Maoísta de Túnez; Organización de Trabajadores de Afganistán (M-L-M), Revolutionary Praxis, Reino Unido; Servir Le Peuple, Occitania, Estado Francés; Democracy and Class, Wales, United Kingdom.
1. Mai  2012: Um gegen die Krise des Kapitalismus zu siegen, ist die proletarische Revolution die einzige Lösung!
“Die bürgerlichen Verhältnisse sind zu eng geworden, um den von ihnen erzeugten Reichtum zu fassen – Wodurch überwindet die Bourgeoisie die Krisen? Einerseits durch die erzwungene Vernichtung einer Massen von Produktivkräften; andererseits durch die Eroberung neuer Märkte und die gründlichere Ausbeutung alter Märkte. Wodurch also? Dadurch, dass sie allseitigere und gewaltigere Krisen vorbereitet und die Mittel, den Krisen vorzubeugen, vermindert.
Die Waffen, womit die Bourgeoisie den Feudalismus zu Boden geschlagen hat, richten sich jetzt gegen die Bourgeoisie selbst.
Aber die Bourgeoisie hat nicht nur die Waffen geschmiedet, die ihr  den Tod bringen; sie hat auch die Männer gezeugt, die diese Waffen führen werden – die modernen Arbeiter – die Proletarier.“
Marx & Engels, Manifest der Kommunistischen Partei, 1848
165 Jahre nachdem es geschrieben wurde, ist dieses Zitat nach wie vor relevant. Es erlaubt die Situation zu verstehen, in der sich das Proletariat und die breiten Volksmassen aller Länder wiederfinden, unabhängig davon, wer die Regierung führt: sie leben unter einer verdeckten Diktatur, sei es eine bürgerlich-demokratische oder eine brutale.  
Die imperialistische Bourgeoisie strebt immer nach der maximalen Rate an Profit; sie benutzt die Krise als Vorwand um dieses Ziel durch die Restrukturierung der Produktion zu erreichen. Gleichzeitig versuchen die herrschenden Klassen in den unterdrückten Ländern ihre Möglichkeiten zur Erhöhung ihres Anteils am geschaffenen Mehrwert zu erhalten oder gar zu verbessern. Die Restrukturierung betrifft alle Länder; für die Arbeiter/innenklasse und die Massen bedeutet sie die Verlagerung großer Industrien: Betriebsschließungen, Lohnkürzungen, Arbeitslosigkeit, Schulden, Verarmung, etc. Dort aber wo neue Betriebe eröffnet werden, bedeutet die Restrukturierung meist Landraub, Enteignung der lokalen Bäuer/innen, rasende Ausbeutung, Niedrigstlöhne, Zerstörung der Umwelt, etc.
Die herrschenden Klassen benutzen den Staatsapparat zur Unterdrückung der Kämpfe des Proletariats und um das Proletariat und die Massen vom Revoltieren und Organisieren für die Revolution abzuhalten.
Überall wird der Staat mehr und mehr zum Polizeistaat, der die Bevölkerung in Überwachung und Repression drängt. 
Ob der “linke” oder der rechte Teil der Bourgeoisie, keiner von beiden hat die Möglichkeit die Krise zu lösen. Die Fortdauer der Krise bereitet den Boden für den Faschismus; der Faschismus marschiert unter Verkleidungen immer weiter voran. Er baut sich Schritt für Schritt über populistische Demagogie auf, und verlässt sich dabei auf die Wirtschaftskrise. Gleichzeitig taucht, aufgrund des Konkurrenzkampfes zwischen den verschiedenen monopolistischen Blöcken, die Frage der Neuaufteilung der Märkte, und damit zusammenhängend  auch neuer Kriege, immer deutlicher am Horizont auf.
Der Klassencharakter des Staates ist die zentrale Frage. Die Form die er annimmt, hängt bloß von den jeweiligen Umständen ab. Der erste Zweck des Staates ist es, den Interessen der herrschenden Klasse zu dienen, also jener der imperialistischen Bourgeoisie und/oder, in den unterdrückten Nationen, der komprador-bürokratischen Bourgeoisie sowie den Großgrundbesitzern – die schlicht eine kleine Minderheit sind, verglichen mit der großen Mehrheit an Frauen, Männern und Kindern, die sich weltweit der Ausbeutung ausgesetzt sehen. In der Krise wird das für die Massen klarer.  Die zentrale Aufgabe einer jeden Revolution ist es, den alten Staatsapparat radikal zu zerstören und, danach, auf seinen Ruinen einen neuen und radikal anderen Staat, mit dem Ziel des Aufbaus des Sozialismus als Übergang zum Kommunismus, zu errichten. In anderen Worten: die Revolution ist die einzige Antwort auf die Krise!
Heute rebellieren das Proletariat und die Massen in vielen Ländern. Diese Rebellionen drücken sich in unterschiedlichen, verschiedenen Wegen aus: durch Generalstreiks, Kämpfe gegen hohe Preise, gegen Kündigungen, für das Recht auf Arbeit, durch Besetzungen von Häusern und brachliegendem Land, durch Jugendrebellionen gegen Polizeigewalt und ein Leben ohne Arbeit, durch Frauenkämpfe, usw.
In den arabischen Ländern erlangen, nach den Aufständen denen eine revolutionäre Führung fehlte, die herrschenden Klassen im Namen der “Demokratie” wieder die Kontrolle über die Situation, gegen die Völker und gegen die Fortführung des revolutionären Prozesses, vollstrecken sie nach den gleichen Regeln die Ausbeutung. Der Fokus der Protestbewegungen wird durch imperialistische Interventionen, durch reaktionäre Kräfte, durch säkulare oder religiöse Reformisten verwirrt oder blutig zerschlagen.
In den arabischen Ländern wird es, wie in allen anderen kolonialen und halbkolonialen Ländern auch, immer wichtiger die neudemokratische Revolution, als Teil der sozialistischen Revolution, zu entwickeln.
In den imperialistischen Ländern, spiegelt die “Occupy-Bewegung” die massive Unzufriedenheit des Volkes wider, doch ändert sie das System in seiner Gesamtheit nicht tiefgehend. 
Diese proletarischen Kämpfe sind an und für sich nicht revolutionär, doch sie sind ein erster Schritt im Verständnis der Massen von der Notwendigkeit der Revolution. Bei alldem ist es wichtig, den Weg und die Illusionen in einen friedlichen Umschwung, Wechsel oder in betrügerische Wahlen zu demaskieren.
Die heutigen Kommunist/innen (die Maoist/innen) müssen in diesen Kämpfen teilnehmen und sie nach und nach auch führen. Sie müssen die revolutionäre Kraft des Proletariats auf ideologischem, politischem und organisatorischem Feld aufbauen, dabei vor allem die grundlegendsten Werkzeuge der Revolution: eine Maoistische Kommunistische Partei, eine revolutionäre Einheitsfront und, in Übereinstimmung mit der jeweils besonderen Situation, eine bewaffnete Kraft.
Wir müssen gegen Reformisten, Revisionisten und Opportunisten, die die Protestkämpfe mit versöhnlerischem Geist in die bestehenden Gewerkschaften und Massenorganisationen führen, kämpfen; Sie zeigen „Lösungen“ nur im bestehenden kapitalistischen und imperialistischen System auf, verbreiten Illusionen unter den Massen, wie jene, dass der friedliche Weg und Wahlen eine Lösung für das Proletariat und die Massen bieten würden mit der sie aus der Krise herauskämen. Die Kräfte sind ein Hindernis für die Ausweitung des Klassenkampfes und die Organisierung der Arbeiter/innenklasse und der Massen für die Revolution.
Währenddessen benutzen Reaktionäre die Unterschiede in Herkunft oder Religion, benutzen Rassismus um das Proletariat, die Arbeiter/innenklasse und die Volksmassen zu spalten und als Trick um ihre eigene Herrschaft weiter zu bewahren. 
Überall müssen wir die Volkskriege, die derzeit als Speerspitze des Kampfes gegen die Krise des Imperialismus geführt werden, bekannt machen und unterstützen.
Geführt durch die Kommunistische Partei Indiens (Maoistisch), leistet der Volkskrieg in Indien erfolgreichen Widerstand gegen den Feind und wächst auch immer weiter an.  Der Volkskrieg auf den Philippinen unter Führung der KP Philippinen, die den Maoismus hochhält, dehnt sich ebenso weiter aus. In Peru geht es trotz der Aktionen einer liquidatorischen Strömung weiter. In der Türkei entwickelt sich unter Führung von Maoist/innen der revolutionäre Kampf in Übereinstimmung mit der Strategie des Volkskriegs. In weiteren Ländern sind neue Initiativen und Fortschritte in Vorbereitung.
Wir müssen in einer Situation von ungleichmäßiger Entwicklung kämpfen um das kapitalistische System überall auf der Welt zu beenden und eine neue Welt, frei von Ausbeutung, Unterdrückung der Völker und tödlichen Kriegen, eine sozialistische und kommunistische Welt schaffen.
Wir müssen daran arbeiten, die internationale Organisation der Kommunist/innen, beruhend auf dem Marxismus-Leninismus-Maoismus (MLM), wiederaufzubauen; wir müssen den MLM auf die heutige, konkrete Wirklichkeit anzuwenden verstehen und gemeinsam den Kampf für die Revolution und die Gründung einer Kommunistischen Internationale neuen Typs entwickeln. 
Es lebe der internationalistische 1. Mai!
Es lebe der proletarische Internationalismus!
Kommunistische (maoistische) Partei Afghanistans; Organisation der Arbeiter/innen Afghanistans (M-L-M)
Kommunistische Partei Indiens (ML) [Naxalbari]; Maoistische Kommunistische Partei, Frankreich; Maoistische Kommunistische Partei, Italien: Maoistische Kommunistische Partei,  Manipurs; Maoistische Kommunistische Partei, Türkei/Nordkurdista; Revolutionäre Kommunistische Partei,  Kanada; Komitee zur Gründung der (maoistischen) Kommunistischen Partei, Österreich; Maoistische Kommunistische Bewegung - Tunesien; Maoistische Kommunistische Organisation – Tunesie; Marxist/innen-Leninist/innen-Maoist/innen Marokkos; Volkskampfkomitee Monolo Bello,  Galizien; Revolutionäre Praxis, Großbritannien; Dem Volke dienen, Okzitanien (Französisch Staat); Democracy and Class, Wales (United Kingdom)
1 maggio 2012 - Per uscire dalla crisi del capitalismo la rivoluzione proletaria è l'unica soluzione!
"Il sistema borghese è diventato troppo stretto per contenere le ricchezze da esso create. - In che modo la borghesia supera le sue crisi? Da un lato, distruggendo con la violenza una massa di forze produttive; dall’altro, conquistando nuovi mercati e sfruttando ancora più a fondo le  precedenti. A cosa conduce questo? A preparare crisi più generali e più temibili e riducendo i mezzi per prevenirle. Le armi che la borghesia ha usato per distruggere il feudalesimo si ritorcono oggi contro la borghesia stessa.
Ma la borghesia non ha solo forgiato le armi che la porteranno alla morte, ha prodotto anche gli uomini che impugneranno quelle armi, la moderna classe operaia, i proletari."
Karl Marx e Friedrich Engels, Manifesto del partito comunista, 1847
165 anni dopo la sua prima pubblicazione, questa citazione oggi acquista il suo pieno senso. Essa ci permette di capire la situazione nella quale si trovano il proletariato e in maniera più ampia gli strati popolari in tutti i paesi, indipendentemente dal tipo governo: nascosto sotto una dittatura dissimulata, una democrazia borghese o una dittatura brutale.
La borghesia imperialista ricerca il massimo tasso di profitto e usa la crisi per ristrutturare il sistema di produzione a questo scopo. All’interno di ciò, le classi dominanti nei paesi oppressi cercano di mantenere e se possibile di aumentare la loro quota di surplus. Tali ristrutturazioni colpiscono tutti i paesi e laddove sono delocalizzate le industrie per la classe operaia e le masse popolari significano: chiusura degli impianti, tagli salariali, disoccupazione, debito, povertà, ecc. Ma laddove si trovano le nuove fabbriche, ristrutturazione significa: appropriazione di terre, espropriazione degli agricoltori locali, sfruttamento frenetico, salari da fame, inquinamento dei luoghi di vita, ecc.
Le classi dirigenti usano l'apparato dello Stato per reprimere le lotte e impedire al proletariato e alle masse di passare alla rivolta e di organizzarsi per la rivoluzione.
Ovunque lo Stato è sempre più uno stato di polizia, che mette la popolazione sotto sorveglianza, la blocca, la reprime.
Che sia di "sinistra" o di destra, nessuna frangia della borghesia è in grado di risolvere la crisi. Ciò sta allargando il passo al fascismo che avanza in modo mascherato e si costruisce passo dopo passo con forza demagogica populista, che si appoggia alla crisi economica per avanzare. Quando arriverà il momento, mostrerà il suo vero volto e difenderà nella maniera più aggressiva gli interessi del capitale finanziario. Inoltre, la concorrenza tra i diversi blocchi monopolisti solleva la questione della spartizione dei mercati e quindi in prospettiva di nuove guerre.
La natura di classe dello Stato è la questione centrale. La forma che assume è solo una questione accidentale. Lo scopo dello stato è quello chiaramente di servire gli interessi della classe dominante, vale a dire, oggi della borghesia imperialista e/o della borghesia compra dora-burocratica e dei latifondisti nei paesi oppressi - e cioè di una infima minoranza rispetto alla stragrande maggioranza degli uomini, delle donne e dei bambini sfruttati in tutto il mondo. Con la crisi, questo ruolo sta diventando più chiaro agli occhi delle masse. La questione centrale di ogni rivoluzione è dunque quella di distruggere "da cima a fondo" l'apparato statale e, successivamente, di costruire sulle sue rovine un nuovo stato, radicalmente diverso, con l'obiettivo di costruire il socialismo in direzione del comunismo. In altre parole, l'unica risposta alla crisi è una rivoluzione!
Oggi, il proletariato e le masse popolari lottano e si rivoltano nei diversi paesi del mondo. Questa rivolta si esprime in modi diversi modi e assume forme differenti: scioperi generali, lotta contro il carovita, contro i licenziamenti, per l'occupazione, contro la discriminazione sindacale, per il diritto alla terra, per difendere l'ambiente, per l'occupazione degli alloggi sfitti e delle terre, ribellioni dei giovani contro la violenza della polizia e contro una vita senza lavoro e senza futuro, lotta delle donne, ecc.
Nei paesi arabi, dopo le rivolte senza direzione rivoluzionaria, le classi dominanti e l'imperialismo in nome della "democrazia", recuperano la situazione e continuano lo sfruttamento del popolo contrastando la continuazione del processo rivoluzionario. La protesta è stata sia deviata dagli interventi imperialisti, dalle forze reazionarie, dai riformisti laici o religiosi, sia repressa nel sangue.
Nei paesi oppressi del mondo arabo, così come in tutti i paesi coloniali e semicoloniali, è diventato sempre più importante sviluppare la rivoluzione di nuova democrazia, come parte della rivoluzione socialista.
Il movimento degli indignati e quello "Occupy" nei paesi imperialisti è il riflesso delle massicce “scatole piene” della popolazione, ma non mette in causa il sistema per distruggerlo.
Queste lotte proletarie, queste rivolte non sono rivoluzionarie in sé, ma sono un primo passo nel progresso delle masse verso la necessità della rivoluzione. Ma è importante smascherare la via e l’illusione di un cambiamento pacifico, alternanza, elezioni truccate.
I comunisti di oggi, i maoisti, devono partecipare e gradualmente assumere un ruolo guida del movimento, costruendo la forza rivoluzionaria del proletariato sul piano ideologico, politico e organizzativo, vale a dire i tre strumenti indispensabili della rivoluzione: il Partito Comunista maoista, il Fronte Unito Rivoluzionario, la forza armata, secondo la specifica situazione.
Bisogna lottare contro i riformisti, i revisionisti e gli opportunisti che portano avanti lotte e rivendicazioni con uno spirito conciliatorio nei sindacati e nelle organizzazioni di massa esistenti e offrono solo "soluzioni" nel quadro del sistema capitalista e imperialista, seminando l'illusione tra le masse che la via elettorale, la via pacifica, possa essere la via per il proletariato e le masse popolari per uscire dalla crisi. Si presentano come un ostacolo allo sviluppo della lotta di classe, all'organizzazione della classe operaia e delle masse popolari per la rivoluzione.
Dal lato del potere, i reazionari utilizzano le differenze di origine, di religione, il razzismo, per dividere il proletariato, la classe operaia e le masse popolari al fine di mantenere il potere.
Nel mondo è necessario far conoscere e sostenere le guerre popolari, come punta avanzata della lotta contro l'imperialismo in crisi.
La guerra popolare in India guidata dal partito comunista maoista resiste con successo ai potenti attacchi del nemico e riesce ad espandersi e progredire. La Guerra popolare si sviluppa nelle Filippine sotto la guida del PCF che si richiama al maoismo. In Perù, continua nonostante l'attuale corrente liquidazionista. In Turchia, la lotta rivoluzionaria guidata dai maoisti avanza in conformità con la strategia della guerra popolare. In altri paesi, si sta preparando per nuove iniziative e nuovi avanzamenti.
Bisogna lottare in un processo di sviluppo ineguale per porre fine al sistema capitalistico su tutta la terra e costruire un nuovo mondo libero dallo sfruttamento, dall'oppressione dei popoli, dalle guerre assassine, per un mondo socialista e comunista.
Bisogna lavorare per ricostruire l'organizzazione internazionale dei comunisti nel mondo, sulla base del marxismo-leninismo-maoismo applicato alla concreta realtà di oggi, per sviluppare insieme la lotta per la rivoluzione e marciare verso un’Internazionale comunista di nuovo tipo.
Viva il 1° Maggio Internazionalista!
Viva l'internazionalismo proletario!
Partito Comunista dell’India (M-L) [Naxalbari]; Partito Comunista (maoista) di Afganistan; Partito Comunista maoista – Francia; Partito Comunista maoista – Italia; Partito Comunista Maoista di Manipur; Partito Comunista Maoista – Turchia e Nord Kurdistan; Partito Comunista Rivoluzionario, Canada; Comitato di Lotta Popolare Manolo Bello, Galizia (Spagna); Comitato per la Fondazione del Partito Comunista (Maoista), Austria; Marxisti-leninisti-maoisti di Marocco; Movimento Comunista Maoista, Tunisia; Organizzazione Comunista Maoista, Tunisia; Organizzazione degli Operai di Afganistan (M-L-M), Revolutionary Praxis, Gran Bretagna; Servire il Popolo, Occitania (Francia); Democracy and Class, Galles (Gran Bretagna)